La gauche a besoin du féminisme!
La critique du patriarcat va de pair avec celle du capitalisme. Le fait que les questions féministes soient également négligées, quand elles ne sont pas simplement ignorées, à gauche ne date pas seulement du légendaire jeté de tomates en Allemagne durant le mouvement de 1968.
Cette théorie se focalise autour des questions de la juste distribution du travail salarié, du travail domestique, du travail social et des possibilités de développement. Tandis que ces quatre domaines ont longtemps été perçus comme indépendants, Frigga Haus nous propose une clef pour comprendre ces questions dans un contexte commun. Alors que chacun de ces domaines étudiés isolement ont tendances à être insuffisant, cette construction théorique, est essentielle, voire révolutionnaire.
Une question subsiste : Quelle raison de vivre? Dans ce contexte, le revenu de base garantie permettant une existence sereine, la juste répartition des ressources financières et la fin de l’organisation du travail orientée selon la simple recherche de profits ont été discutées. Et de nouveau la question surgit alors que les questions féministes se perdent dans le marxisme.
Dimanche et samedi des débats enjoués dans les commissions et ateliers ont suivis les interventions de Mária Jóo (Hongrie) sur le post-socialisme et le féminisme ; de Tove Soiland (Suisse) sur les questions de genres et de l’adaptabilité de la subversion ; de Maureen Maisha Eggers (Allemagne) ‘’Unmistakeable Experiences’’ - interdependences du racisme, sexisme, lutte des classes dans l’arene politique ; et de Manuela Tavares sur Feminisme and Marxisme –Une alliance impossible? – Nouveaux enjeux pour une idéologie féministe radicalement de gauche.

