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Maitrise ta vie, combattons la précarité

 

A travers la campagne « Maitrise ta vie, combattons la précarité », la Gauche européenne veut attirer l'attention sur les conditions de travail et de vie précaires qui frappent un nombre croissant de travailleurs et de citoyens européens et autres. En effet, de nombreux travailleurs se voient contraints à accepter des emplois à temps partiel, des emplois insécurisés ou flexibles – faible salaire et insécurité sociale inclus.

La Gauche Européenne s'oppose au concept de « flexicurité » du Traité de Lisbonne qui, au lieu de guarantir des emplois sécurisés, mène au démantèlement des négociations salariales ainsi qu'à une diminution de toute protection légale. La GE privilégie des mesures en faveur du plein emploi, d'emplois réguliers et d'augmentations des salaires, des pensions et des prestations sociales.

En outre de la campagne de la GE, de diverses activités ont eu lieu dans plusieurs pays européens tels que le Portugal, l'Italie, l'Espagne, l'Allemagne, l'Autriche, la France et la Grèce. Dans tous ces pays, les activistes ont interpellé les travailleurs et citoyens intéressés et les ont invités à agir concrètement et à prendre part aux discussions avec les syndicats et les mouvements sociaux. En outre, les activités suivantes ont été organisées dans le cadre de la campagne contre la précarité :

  • Université d'été de la GE, Paris, du 10 au 14 juillet 2008.
  • Festival de l'Humanité. Paris, du 12 au 14 septembre 2008.
  • Participation de la GE au Forum Social Européen 2008, Malmø, du 17 au 21 septembre 2008.
  • Réunion du Left Trade Unionist Network. Barcelone, le 4 octobre 2008.
  • 4 heures contre la précarité. Bruxelles, le 25 octobre 2008.

 

Veuillez trouver infra le texte officiel de la campagne, également disponible en d'autres langues : voir la colonne à droite.

 

Aimeriez-vous travailler 65 heures par semaines et parfois jusqu’à l’âge de 70 ans ? Ou bien souhaitez-vous avoir une vie meilleure, un travail stable avec un salaire décent ? Les gouvernements de droite ou socio libéraux, les autorités de l’Union Européenne, les marchés financiers et les entreprises multinationales vous « offrent » le premier choix. Nous proposons de nous battre ensemble pour le second.

Notre présent devient étouffant. Qu’en est-il de notre futur ? Précaire. La précarité n’est pas une exception, mais c’est la condition de vie de millions d’hommes, de femmes, de jeunes qui n’envisagent aucun avenir pour lequel il vaut le coup de vivre, et qui font face à un quotidien incertain. Etre précaire est le résultat des politiques néolibérales. C’est un nouveau système de domination basé sur l’insécurité et le futur incertain : travaille vite et beaucoup, quand on le demande seulement, seulement quelques jours par mois. Ou travaille sans arrêt, nuits et jours, vite, de plus en plus vite, et plus. Travaille et sois pauvre.

Les femmes sont les premières victimes de la précarité. A cause des spécificités de leur vie professionnelle: interruption due à la grossesse et obligation de s’occuper des enfants, des salaires inférieurs, des emplois à temps partiel, des difficultés à trouver un travail après 50 ans, et pour finir, une réduction substantielle des retraites.

Ne vous demandez pas si vous êtes capables de résister! Demandez-vous plutôt comment sortir de la précarisation. Exigeons une vie meilleure.

 

Exigeons :

  • Des salaires minimum garantis dans toute l’Europe qui rendent possible d’avoir une vie digne, de participer à la vie culturelle et sociale, et de sortir du travail illégal ou précaire. Travail égal, salaire égal. Accès à un emploi à temps complet pour tout le monde.

  • Des emplois stables, correctement payés dans des lieux de travail sûrs. Avec des garanties sociales complètes, des droits syndicaux et démocratiques sur les lieux de travail.

  • Des négociations collectives, une réduction du temps de travail légal et des retraites décentes garanties pour tous.

  • Une éducation publique, gratuite, de bonne qualité, émancipatrice, à tous les niveaux; des diplômes universitaires conduisant à une haute qualification scientifique et un accès à la vie professionnelle.

  • Un accès libre et un soutien public inconditionnel à toutes les formes du savoir, aux nouvelles technologies et à la culture.

  • Des prestations sociales garanties, des logements à bas prix et de bonne qualité, un accès universel aux transports publics, un accès à un système de santé public de bonne qualité pour tous. La protection et le développement des services publics comme moteur contre la précarisation.

  • Une égalité de genre concernant les salaires, retraites et droits à la formation permanente. Une harmonisation des droits des femmes en fonction du modèle le plus progressiste existant en Europe. La protection des droits des femmes (tels que le droit à l’avortement) des attaques idéologiques et politiques par les forces conservatrices et fondamentalistes.

  • Le respect des droits sociaux, culturels et politiques des migrants. Une politique de co-développement qui s'appuie sur la démocratie, le respect des populations et le progrès social.

  • Une adoption généralisée de politiques anti-discriminatoires à tous les niveaux.

  • Nous demandons que le budget de l’UE prenne en compte la nécessité d’un nouveau type de développement social et durable dans les nouveaux Etats de l’UE, dans le but d’améliorer le niveau de vie des peuples de l’Est de l’Europe. L’introduction de l’Euro dans les pays de l’Est ne doit pas être le prétexte d’une augmentation des inégalités et d’un démantèlement social.

 

Ce sont là des objectifs qui peuvent être atteints pour combattre la précarisation et construire un avenir décent.

Au cours des 10 dernières années 8.6% du PIB européen a été transféré du côté du travail vers le capital. Nous devons actionner tous les leviers politiques et économiques pour inverser cette logique. Le NON des peuples aux traités européens (lors de référendums en France, aux Pays Bas et en Irlande) et à leur politique de mise en concurrence entraînant de la précarisation et de l’insécurité est la preuve que la protestation sociale et politique grandit en Europe. Nous devons construire un mouvement large, essayer d’unir les classes populaires, les syndicats, les mouvements sociaux et les forces de gauche dans une lutte commune contre la précarisation. Il est nécessaire de le faire maintenant et immédiatement.

 

Ne gardez pas votre colère en vous. Exprimez-la. Résistez. Bougez. Organisez-vous.

Maîtrise ta vie. Combattons la précarisation.

Ensemble, avec la gauche européenne et les mouvements sociaux, une vie meilleure est possible.